Balade en landspeeder dans le chef-lieu du Jura
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Volume bâti et relief swisstopo · rues et arbres d'après OpenStreetMap
voirie relevée du canton du Jura · étages du registre fédéral RegBL
Le manche, en bas à droite, conduit à lui seul : vers le haut on accélère, vers le bas on freine puis on recule, et l’on tourne en même temps. Il part de l’endroit où le pouce se pose, pas du centre — inutile de viser. En miroir, sous le pouce gauche, le bouton ▲ fait monter. Le compteur est juste au-dessus, et les modes et la caméra sous le bouton ☰ au milieu du bas. En vue orbite — la caméra se choisit sous le bouton ☰ —, un doigt glissé sur le paysage fait tourner la vue autour du speeder et deux doigts qu’on écarte ou qu’on rapproche la font avancer ou reculer ; dans les autres vues, le paysage ne répond pas aux doigts. Un double-toucher pose le speeder à l’endroit visé, quelle que soit la caméra.
Une manette branchée fonctionne aussi : gâchettes pour accélérer et freiner, stick gauche pour tourner, A pour monter, B pour le frein répulseur.
Espace commande l’altitude : on ne saute pas, on règle la puissance du champ et l’engin monte tant qu’on tient la touche, jusqu’à 25 m — assez pour franchir neuf maisons sur dix de la vieille ville, pas assez pour survoler Saint-Marcel, le Château ou la Tour Rouge, qui restent au-dessus. Mais plus on monte, moins on pousse, moins on tourne et plus on glisse : la rue reste le bon endroit où être.
Rien ne touche le sol, donc rien ne freine : lâchez les gaz et l’engin continue sur sa lancée, bien plus longtemps qu’une voiture. Le manche oriente le nez — même à l’arrêt, le speeder pivote sur place — mais la vitesse acquise, elle, ne tourne pas avec lui : on entre en virage en travers, et l’engin s’incline du côté intérieur comme un avion. Maj est l’outil qui manque : il inverse la poussée et ancre le champ, donc il arrête à la fois la course et la dérive. C’est l’inverse d’un frein à main, qui lui déclenche le dérapage — ici la dérive est l’état normal, et cette touche l’éteint.
Quinze lieux de Delémont à rejoindre les uns après les autres, dans le temps imparti. La flèche indique la direction, la minicarte le repère. En arrivant, une fiche vous dit ce que vous regardez.
Aucune source publique ne donne la position des fenêtres : les façades sont donc composées, mais sous contrainte de ce qui est mesuré ou enregistré — la hauteur d'étage, par exemple, n'est pas inventée, c'est la gouttière mesurée divisée par le nombre d'étages du registre. Les fontaines Renaissance, le château, les portes de ville et le clocher de Saint-Marcel, eux, sont modelés à la main.